Journal Article > ResearchFull Text
Public Health Action. 1 March 2024; Volume 14 (Issue 1); 14-19.; DOI:10.5588/pha.23.0022
Tsorou C, Williams A, van den Boogaard W, Staderini N, Repetto E, et al.
Public Health Action. 1 March 2024; Volume 14 (Issue 1); 14-19.; DOI:10.5588/pha.23.0022
SETTING
Sexually transmitted infections (STIs) can impact individuals of any demographic. The most common pathogens causing STIs are Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhea and Trichomonas vaginalis; these can be treated with specific antibiotics.
OBJECTIVE
To compare the GeneXpert CT/NG test-and-treat algorithm to the syndromic approach algorithm and their impact on antibiotic prescription for gonorrhoea and chlamydia STIs.
DESIGN
A retrospective observational study on women aged ≥18 years who accessed the Médecins Sans Frontières Day Care Centre in Athens with complaints related to urogenital infections between January 2021 and March 2022. Women with abnormal vaginal discharge, excluding clinically diagnosed candidiasis, were eligible for Xpert CT/NG testing.
RESULTS
Of the 450 women who accessed care, 84 were eligible for Xpert CT/NG testing, and only one was positive for chlamydia, therefore resulting in saving 81 doses of ceftriaxone and azithromycin, and 19 doses of metronidazole. The cost of Xpert CT/NG testing, including treatment was €4,606.37, while full antibiotic treatment would have costed €536.76.
CONCLUSION
The overall cost of the Xpert CT/NG test-and-treat algorithm was higher than the syndromic approach. However, quality of care should be weighed against the potential benefits of testing and syndromic treatment to determine the best option for each patient; we therefore advocate for decreasing the costs.
Sexually transmitted infections (STIs) can impact individuals of any demographic. The most common pathogens causing STIs are Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhea and Trichomonas vaginalis; these can be treated with specific antibiotics.
OBJECTIVE
To compare the GeneXpert CT/NG test-and-treat algorithm to the syndromic approach algorithm and their impact on antibiotic prescription for gonorrhoea and chlamydia STIs.
DESIGN
A retrospective observational study on women aged ≥18 years who accessed the Médecins Sans Frontières Day Care Centre in Athens with complaints related to urogenital infections between January 2021 and March 2022. Women with abnormal vaginal discharge, excluding clinically diagnosed candidiasis, were eligible for Xpert CT/NG testing.
RESULTS
Of the 450 women who accessed care, 84 were eligible for Xpert CT/NG testing, and only one was positive for chlamydia, therefore resulting in saving 81 doses of ceftriaxone and azithromycin, and 19 doses of metronidazole. The cost of Xpert CT/NG testing, including treatment was €4,606.37, while full antibiotic treatment would have costed €536.76.
CONCLUSION
The overall cost of the Xpert CT/NG test-and-treat algorithm was higher than the syndromic approach. However, quality of care should be weighed against the potential benefits of testing and syndromic treatment to determine the best option for each patient; we therefore advocate for decreasing the costs.
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Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 13-18.; DOI:10.5588/pha.23.0004
Huyghe S, Telo S, Danwesse E, Ali E, van den Boogaard W, et al.
Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 13-18.; DOI:10.5588/pha.23.0004
CONTEXTE
Le taux de mortalité maternelle reste élevé (882/100 000 naissances) en République Centrafricaine (RCA), du fait de la survenue de fréquentes complications obstétricales. Médecins Sans Frontières y soutient une maternité de référence à la capitale, Bangui.
OBJECTIFS
Décrire la prévalence, les facteurs associés et la létalité, de l’une des plus sévères, la rupture utérine (RU), ainsi que l’influence d’un antécédent de chirurgie utérine.
MÉTHODES
Ceci est une étude transversale sur des données collectées rétrospectivement entre janvier 2018 et décembre 2021 pour les femmes accouchées d’un nouveau-né plus de 1 000 g.
RÉSULTATS
Sur 38 782 accouchements, 229 (0,6%) de RU étaient enregistrés. Les facteurs associés à la RU étaient : une parité =5 (ORb 7,5 ; IC 95% 4,6–12,2), une présentation fœtale non occipitale (ORb 2,8 ; IC 95% 2,1–3,7) et une macrosomie (OR 4 ; IC 95% 2,6–6,4). La létalité était de 4,4% et la mortinatalité de 64%. La RU était survenue sur utérus non cicatriciel chez 150 (66,1%) femmes. L’issue était plus défavorable en cas de survenue sur utérus non cicatriciel que cicatriciel avec plus de décès maternel (6% vs 0% ; P = 0,023) et un Apgar du nouveau-né < 2 (69,1% vs 45,8% ; P < 0,001).
CONCLUSION
La RU reste un problème majeur de santé maternelle et périnatale en RCA et des efforts sont nécessaires pour détecter précocement les facteurs de risque et d’augmenter la couverture des Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence Complets.
Le taux de mortalité maternelle reste élevé (882/100 000 naissances) en République Centrafricaine (RCA), du fait de la survenue de fréquentes complications obstétricales. Médecins Sans Frontières y soutient une maternité de référence à la capitale, Bangui.
OBJECTIFS
Décrire la prévalence, les facteurs associés et la létalité, de l’une des plus sévères, la rupture utérine (RU), ainsi que l’influence d’un antécédent de chirurgie utérine.
MÉTHODES
Ceci est une étude transversale sur des données collectées rétrospectivement entre janvier 2018 et décembre 2021 pour les femmes accouchées d’un nouveau-né plus de 1 000 g.
RÉSULTATS
Sur 38 782 accouchements, 229 (0,6%) de RU étaient enregistrés. Les facteurs associés à la RU étaient : une parité =5 (ORb 7,5 ; IC 95% 4,6–12,2), une présentation fœtale non occipitale (ORb 2,8 ; IC 95% 2,1–3,7) et une macrosomie (OR 4 ; IC 95% 2,6–6,4). La létalité était de 4,4% et la mortinatalité de 64%. La RU était survenue sur utérus non cicatriciel chez 150 (66,1%) femmes. L’issue était plus défavorable en cas de survenue sur utérus non cicatriciel que cicatriciel avec plus de décès maternel (6% vs 0% ; P = 0,023) et un Apgar du nouveau-né < 2 (69,1% vs 45,8% ; P < 0,001).
CONCLUSION
La RU reste un problème majeur de santé maternelle et périnatale en RCA et des efforts sont nécessaires pour détecter précocement les facteurs de risque et d’augmenter la couverture des Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence Complets.
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Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 25-29.; DOI:10.5588/pha.23.0007
Niyonzima F, Kamosi HM, Soro J, Ntihabose O, Hehadji D, et al.
Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 25-29.; DOI:10.5588/pha.23.0007
CONTEXTE
En 2015, Médecins Sans Frontières a ouvert un Centre de Traumatologie Arche Kigobe à Bujumbura, Burundi, pour prise en charge des victimes des violences, et a élargi en 2016 les critères d’admission aux brûlures, sans unité spécialisé pour leur prise en charge.
OBJECTIF
Etudier les facteurs associés à une issue défavorable (décès, référés, et sortis contre avis médical), chez les brûlés hospitalisés dans ce centre.
MÉTHODE
Ceci est étude descriptive et analytique rétrospective des patients brûlés hospitalisés
RÉSULTATS
De 2016 à 2020, 477 patients ont été hospitalisés au Centre pour brûlure, dont 301 (63%) avaient moins de 5 ans, 169 (35%) étaient de sexe féminin, et 48 (10%) avaient une issue défavorable. L’anémie (OR 11 ; IC 95% 2,7–48), l’infection (OR 11 ; IC 95% 5,7–22), et l’inhalation de fumée (OR 28 ; IC 95% 7–111), étaient parmi les principaux facteurs associés à une issue défavorable.
CONCLUSION
Même dans les contextes à ressources limitées, pour minimiser les issues défavorables liés à l’inhalation et l’infection chez les brûlés, un circuit d’isolement septique, la formation, un service de bactériologie, et les appareils de ventilation en pression positive continue pourraient être mis en place.
En 2015, Médecins Sans Frontières a ouvert un Centre de Traumatologie Arche Kigobe à Bujumbura, Burundi, pour prise en charge des victimes des violences, et a élargi en 2016 les critères d’admission aux brûlures, sans unité spécialisé pour leur prise en charge.
OBJECTIF
Etudier les facteurs associés à une issue défavorable (décès, référés, et sortis contre avis médical), chez les brûlés hospitalisés dans ce centre.
MÉTHODE
Ceci est étude descriptive et analytique rétrospective des patients brûlés hospitalisés
RÉSULTATS
De 2016 à 2020, 477 patients ont été hospitalisés au Centre pour brûlure, dont 301 (63%) avaient moins de 5 ans, 169 (35%) étaient de sexe féminin, et 48 (10%) avaient une issue défavorable. L’anémie (OR 11 ; IC 95% 2,7–48), l’infection (OR 11 ; IC 95% 5,7–22), et l’inhalation de fumée (OR 28 ; IC 95% 7–111), étaient parmi les principaux facteurs associés à une issue défavorable.
CONCLUSION
Même dans les contextes à ressources limitées, pour minimiser les issues défavorables liés à l’inhalation et l’infection chez les brûlés, un circuit d’isolement septique, la formation, un service de bactériologie, et les appareils de ventilation en pression positive continue pourraient être mis en place.
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Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 1-6.; DOI:10.5588/pha.23.0008
Baptiste SL, van den Boogaard W, Letoquart JP, NDong JG, Jonacé G, et al.
Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 1-6.; DOI:10.5588/pha.23.0008
CONTEXTE
Les traumatismes abdominaux (TA) semblent fréquents en Haïti confronté à des violences socio-politiques récurrents.
OBJECTIF
Etudier les patients admis pour TA au centre traumatologie Médecins Sans Frontières (MSF) Tabarre (Port-au-Prince), et les circonstances de survenue.
TYPE D’ETUDE
Ceci est une étude transversale sur des données rétrospectives de Janvier 2020 à Décembre 2021.
RÉSULTATS
Sur 3 211 patients admis pour traumatisme, 541 (17,3%) avaient un TA, dont 500 (91,4%) en lien avec des événements socio-politiques. Leur âge médian était de 30 ans (intervalle interquartile [IQR] 23–38) ; 429 (85,8%) étaient masculin. Une blessure par balle était notée chez 371 (74,2%). La distance médiane entre le lieu de violence et l’hôpital était de 11 km (IQR 7–15) ; cependant, 9 (1,8%) étaient venus dans l’heure après le traumatisme ; la transfusion était non faite ou insuffisante chez 169 (33,8%). Une issue défavorable (décès, référence, sortie contre-avis médical) était notée chez 57 (11,4%), avec 8,0% de décès. L’instabilité politique était la principale cause de violence. Une issue défavorable était associée à une transfusion insuffisante (rapport de risque [RR] 2,4 ; IC 95% 1,4–4,3 ; P = 0,006) ou à une blessure par balle (RR 2,4 ; IC 95% 1,1–5,2 ; P = 0,002).
CONCLUSION
Les TA par balle étaient fréquents durant la période des évènements socio-politiques 2020–2021. Le manque de produits sanguins a eu un impact négatif sur l’issue des patients. Les mesures de sécurité et la collecte de sang doivent toujours être maintenues et renforcées.
Les traumatismes abdominaux (TA) semblent fréquents en Haïti confronté à des violences socio-politiques récurrents.
OBJECTIF
Etudier les patients admis pour TA au centre traumatologie Médecins Sans Frontières (MSF) Tabarre (Port-au-Prince), et les circonstances de survenue.
TYPE D’ETUDE
Ceci est une étude transversale sur des données rétrospectives de Janvier 2020 à Décembre 2021.
RÉSULTATS
Sur 3 211 patients admis pour traumatisme, 541 (17,3%) avaient un TA, dont 500 (91,4%) en lien avec des événements socio-politiques. Leur âge médian était de 30 ans (intervalle interquartile [IQR] 23–38) ; 429 (85,8%) étaient masculin. Une blessure par balle était notée chez 371 (74,2%). La distance médiane entre le lieu de violence et l’hôpital était de 11 km (IQR 7–15) ; cependant, 9 (1,8%) étaient venus dans l’heure après le traumatisme ; la transfusion était non faite ou insuffisante chez 169 (33,8%). Une issue défavorable (décès, référence, sortie contre-avis médical) était notée chez 57 (11,4%), avec 8,0% de décès. L’instabilité politique était la principale cause de violence. Une issue défavorable était associée à une transfusion insuffisante (rapport de risque [RR] 2,4 ; IC 95% 1,4–4,3 ; P = 0,006) ou à une blessure par balle (RR 2,4 ; IC 95% 1,1–5,2 ; P = 0,002).
CONCLUSION
Les TA par balle étaient fréquents durant la période des évènements socio-politiques 2020–2021. Le manque de produits sanguins a eu un impact négatif sur l’issue des patients. Les mesures de sécurité et la collecte de sang doivent toujours être maintenues et renforcées.
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Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 30-35.; DOI:10.5588/pha.23.0006
Tito MG, Makelele JPK, van den Boogaard W, Ade S, Deselets A, et al.
Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 30-35.; DOI:10.5588/pha.23.0006
CONTEXTE
Dans un pays d’Afrique émaillé de violences de guerre, Médecins Sans Frontières appui deux hôpitaux régionaux de références, pour répondre aux urgences incluant le traitement des traumatismes par arme-à-feu. Il facilite l’accès aux soins et références qui sont régulièrement entravés pour des raisons non médicales.
OBJECTIF
Déterminer les facteurs influençant l’issue défavorable des cas référés pour traumatisme par arme-à-feu (décembre 2020–novembre 2021).
TYPE D’ÉTUDE
Ceci est une étude transversale utilisant des données collectées de routine.
RÉSULTATS
Au total, 381 patients, victimes de traumatisme par arme-à-feu étaient admis avec une moyenne d’âge de 29 ans ; 28,3% étaient des lésions des gravités sévères dont les lésions thoraco-abdominale et les fractures. La mortalité était 4,9% et les sortis contre-avis médical 7,9%. Les patients d’affiliation force irrégulière représentaient 45,4%, et avaient deux sur trois fois une référence non-aboutie pour des raisons non-médicales. Les patients avec des lésions sévères au triage : l’affiliation, force irrégulière et armée régulière avaient respectivement 2 (P < 0,01), 5,9 (P < 0,01) et 8,1 (P < 0,01) fois plus de risque d’avoir une issue défavorable.
CONCLUSION
Les cas graves causés par des blessures par arme-à-feu risquaient d’avoir plus d’une issue défavorable. Ceci était amplifié pour ceux d’une certaine affiliation, qui se voyaient plus souvent refuser l’accès aux soins de référence supérieur plutôt basé sur des raisons sociopolitiques que sur des raisons médicales.
Dans un pays d’Afrique émaillé de violences de guerre, Médecins Sans Frontières appui deux hôpitaux régionaux de références, pour répondre aux urgences incluant le traitement des traumatismes par arme-à-feu. Il facilite l’accès aux soins et références qui sont régulièrement entravés pour des raisons non médicales.
OBJECTIF
Déterminer les facteurs influençant l’issue défavorable des cas référés pour traumatisme par arme-à-feu (décembre 2020–novembre 2021).
TYPE D’ÉTUDE
Ceci est une étude transversale utilisant des données collectées de routine.
RÉSULTATS
Au total, 381 patients, victimes de traumatisme par arme-à-feu étaient admis avec une moyenne d’âge de 29 ans ; 28,3% étaient des lésions des gravités sévères dont les lésions thoraco-abdominale et les fractures. La mortalité était 4,9% et les sortis contre-avis médical 7,9%. Les patients d’affiliation force irrégulière représentaient 45,4%, et avaient deux sur trois fois une référence non-aboutie pour des raisons non-médicales. Les patients avec des lésions sévères au triage : l’affiliation, force irrégulière et armée régulière avaient respectivement 2 (P < 0,01), 5,9 (P < 0,01) et 8,1 (P < 0,01) fois plus de risque d’avoir une issue défavorable.
CONCLUSION
Les cas graves causés par des blessures par arme-à-feu risquaient d’avoir plus d’une issue défavorable. Ceci était amplifié pour ceux d’une certaine affiliation, qui se voyaient plus souvent refuser l’accès aux soins de référence supérieur plutôt basé sur des raisons sociopolitiques que sur des raisons médicales.
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Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl1)); 7-12.; DOI:10.5588/pha.23.0005
Ditondo P, Luemba A, Chuy RI, Mucinya G, Ade S
Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl1)); 7-12.; DOI:10.5588/pha.23.0005
CONTEXTE
Médecins Sans Frontières Belgique a mis en place des diagnostics au point de service (DPS) pour le dépistage précoce d’un VIH avancé, et en présence de celle-ci, d’une TB et d’une cryptococcose, dans six centres de santé (Kasai, St Ambroise, St Joseph, Libondi, Lisanga et Kimia) à Kinshasa, République Démocratique du Congo (RDC).
OBJECTIF
Documenter leur contribution dans le diagnostic de ces affections.
MÉTHODE
Ceci est une étude transversale rétrospective sur des adolescents et adultes VIH-positif, admis avec suspicion d’un VIH avancé. Une comparaison 2 ans avant et 2 ans après installation des DPS a été réalisée.
RÉSULTATS
Au total, 745 et 887 patients étaient retenus respectivement avant et après l’installation des DPS. L’âge moyen était de 39,7 ans (déviation standard [DS] 12,04); 66% (n = 1 077) étaient des femmes. Les patients avec CD4 dosés étaient passés de 40,3% (n = 300) à 64,4% (n = 573) (P < 0,001). Après l’installation des DPS, ils variaient entre 47,8% (Lisanga) et 97,1% (Kasai). La proportion d’infection à VIH avancé était comparable (n = 158, 52,7% vs. n = 288, 50,3%; P = 0,779). Chez les patients avec un VIH avancé, la TB était dépistée chez 28,5% (n = 82), dont 41,5% (n = 34) de confirmation; la cryptococcose était dépistée chez 24,7% (n = 71), dont 9,9% (n = 7) de confirmation. Des disparités entre les centres étaient observés.
CONCLUSION
Les DPS ont augmenté l’accès des patients au dosage des CD4 et au diagnostic d’un VIH avancé dans les six centres dans la RDC. Cependant des actions sont requises pour améliorer cette performance, y compris le dépistage de la TB et de la cryptococcose.
Médecins Sans Frontières Belgique a mis en place des diagnostics au point de service (DPS) pour le dépistage précoce d’un VIH avancé, et en présence de celle-ci, d’une TB et d’une cryptococcose, dans six centres de santé (Kasai, St Ambroise, St Joseph, Libondi, Lisanga et Kimia) à Kinshasa, République Démocratique du Congo (RDC).
OBJECTIF
Documenter leur contribution dans le diagnostic de ces affections.
MÉTHODE
Ceci est une étude transversale rétrospective sur des adolescents et adultes VIH-positif, admis avec suspicion d’un VIH avancé. Une comparaison 2 ans avant et 2 ans après installation des DPS a été réalisée.
RÉSULTATS
Au total, 745 et 887 patients étaient retenus respectivement avant et après l’installation des DPS. L’âge moyen était de 39,7 ans (déviation standard [DS] 12,04); 66% (n = 1 077) étaient des femmes. Les patients avec CD4 dosés étaient passés de 40,3% (n = 300) à 64,4% (n = 573) (P < 0,001). Après l’installation des DPS, ils variaient entre 47,8% (Lisanga) et 97,1% (Kasai). La proportion d’infection à VIH avancé était comparable (n = 158, 52,7% vs. n = 288, 50,3%; P = 0,779). Chez les patients avec un VIH avancé, la TB était dépistée chez 28,5% (n = 82), dont 41,5% (n = 34) de confirmation; la cryptococcose était dépistée chez 24,7% (n = 71), dont 9,9% (n = 7) de confirmation. Des disparités entre les centres étaient observés.
CONCLUSION
Les DPS ont augmenté l’accès des patients au dosage des CD4 et au diagnostic d’un VIH avancé dans les six centres dans la RDC. Cependant des actions sont requises pour améliorer cette performance, y compris le dépistage de la TB et de la cryptococcose.
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Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 19-24.; DOI:10.5588/pha.23.0009
Abdourahimi D, Yehadji D, Briskin E, Khine EM, Arias C, et al.
Public Health Action. 1 August 2023; Volume 13 (Issue 2(Suppl 1)); 19-24.; DOI:10.5588/pha.23.0009
CONTEXTE
Une unité soutenue par Médecins Sans Frontières (MSF) qui prend en charge les patients avec un VIH avancé à l’Hôpital National de Donka, Conakry, Guinée.
OBJECTIF
Déterminer les facteurs liés à la survenue du décès chez les patients hospitalisés dans l’unité entre 2017 et 2021.
SCHÉMA
Ceci est une analyse rétrospective de données de routine des patients hospitalisés pour le VIH avancé.
RÉSULTATS
Au total, 3,718 patients étaient inclus, d’âge médian de 40 ans (IQR 33–51), dont 2,241 (60,3%) femmes. Le taux de moyen de décès était de 33,6% (n = 1,240). Il était passé de 40% en 2017 à 29% en 2021, sans être statistiquement significatif. La période la plus à risque de décès était les 25 premiers jours d’hospitalisation. Chez ces patients décédés, la TB (43,8%) et la toxoplasmose (11,4%) étaient les diagnostics les plus fréquents. Après analyse multivariée par régression de Cox, les facteurs associés au décès étaient un âge compris entre 25–49 ans (hazard ratio ajusté [HRa] 1,60 ; P = 0,002) ou 50 ans (HRa 1,80 ; P < 0,001), la présence de signes respiratoires (HRa 1,23 ;
P = 0,001) ou abdominaux (HRa 1,26 ; P < 0,001) et une réadmission (HRa 0,54 ; P < 0,001).
CONCLUSION
Les patients âgés de 25–49 ans, ou plus, ou présentant des signes respiratoires ou abdominaux requièrent une surveillance accrue car ils sont les plus à risque de décéder de la maladie, surtout pendant les 25 premiers jours d’hospitalisation.
Une unité soutenue par Médecins Sans Frontières (MSF) qui prend en charge les patients avec un VIH avancé à l’Hôpital National de Donka, Conakry, Guinée.
OBJECTIF
Déterminer les facteurs liés à la survenue du décès chez les patients hospitalisés dans l’unité entre 2017 et 2021.
SCHÉMA
Ceci est une analyse rétrospective de données de routine des patients hospitalisés pour le VIH avancé.
RÉSULTATS
Au total, 3,718 patients étaient inclus, d’âge médian de 40 ans (IQR 33–51), dont 2,241 (60,3%) femmes. Le taux de moyen de décès était de 33,6% (n = 1,240). Il était passé de 40% en 2017 à 29% en 2021, sans être statistiquement significatif. La période la plus à risque de décès était les 25 premiers jours d’hospitalisation. Chez ces patients décédés, la TB (43,8%) et la toxoplasmose (11,4%) étaient les diagnostics les plus fréquents. Après analyse multivariée par régression de Cox, les facteurs associés au décès étaient un âge compris entre 25–49 ans (hazard ratio ajusté [HRa] 1,60 ; P = 0,002) ou 50 ans (HRa 1,80 ; P < 0,001), la présence de signes respiratoires (HRa 1,23 ;
P = 0,001) ou abdominaux (HRa 1,26 ; P < 0,001) et une réadmission (HRa 0,54 ; P < 0,001).
CONCLUSION
Les patients âgés de 25–49 ans, ou plus, ou présentant des signes respiratoires ou abdominaux requièrent une surveillance accrue car ils sont les plus à risque de décéder de la maladie, surtout pendant les 25 premiers jours d’hospitalisation.
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Public Health Action. 21 June 2023; Volume 13 (Issue 2); 31-33.; DOI:10.5588/pha.23.0011
Mangion JP, Mancini S, Bachy C, de Weggheleire A, Zamatto F
Public Health Action. 21 June 2023; Volume 13 (Issue 2); 31-33.; DOI:10.5588/pha.23.0011
English
Français
A rising number of diphtheria cases were recorded in Europe in 2022, including in Belgium, within the newly arriving young migrant population. In October 2022, Médecins Sans Frontières (MSF) opened a temporary roadside container-clinic offering free medical consultations. Over 3 months of activity, the temporary clinic detected 147 suspected cases of cutaneous diphtheria with 8 laboratory-confirmed cases growing toxigenic Corynebacterium diphtheriae. This was followed by a mobile vaccination campaign, during which 433 individuals living rough in squats and informal shelters were vaccinated. This intervention has shown how even in Europe’s capital, access to preventive and curative medical services remains difficult for those who need it the most. Appropriate access to health services, including routine vaccination, are crucial to improve the health status among migrants.
Journal Article > ResearchFull Text
Public Health Action. 21 June 2023; Volume 13 (Issue 2); 60-64.; DOI:10.5588/pha.22.0062
Kurbaniyazova G, Msibi F, Bogati H, Kal M, Sofa A, et al.
Public Health Action. 21 June 2023; Volume 13 (Issue 2); 60-64.; DOI:10.5588/pha.22.0062
English
Français
SETTING
Papua New Guinea (PNG) has one of the world’s highest TB incidence rates. It is difficult for patients to access TB care in remote provinces due to insufficient infrastructure and challenging terrain, making varied, targeted delivery models for treating TB necessary.
OBJECTIVE
To assess treatment outcomes using self-administered treatment (SAT), family-supported treatment and community-based directly observed therapy (DOT) via treatment supporter (TS) in the PNG context.
DESIGN
A retrospective, descriptive analysis of routinely collected data from 360 patients at two sites in 2019–2020. All patients were assigned a treatment model based on risk factors (adherence or default) and offered patient education and counselling (PEC), family counselling and transportation fees. End-of-treatment outcomes were assessed for each model.
RESULTS
Treatment success rates among drug-susceptible TB (DS-TB) were good overall: 91.1% for SAT, 81.4% for family-supported treatment and 77% for DOT patients. SAT was strongly associated with favourable outcomes (OR 5.7, 95% CI 1.7–19.3), as were PEC sessions (OR 4.3, 95% CI 2.5–7.2).
CONCLUSION
By considering risk factors when determining their treatment delivery model, strong outcomes were seen in all three groups. Multiple modes of treatment administration, tailored to individuals’ needs and risk factors, is a feasible, effective, patient-centred care model for hard-to-reach, resource-limited settings.
Papua New Guinea (PNG) has one of the world’s highest TB incidence rates. It is difficult for patients to access TB care in remote provinces due to insufficient infrastructure and challenging terrain, making varied, targeted delivery models for treating TB necessary.
OBJECTIVE
To assess treatment outcomes using self-administered treatment (SAT), family-supported treatment and community-based directly observed therapy (DOT) via treatment supporter (TS) in the PNG context.
DESIGN
A retrospective, descriptive analysis of routinely collected data from 360 patients at two sites in 2019–2020. All patients were assigned a treatment model based on risk factors (adherence or default) and offered patient education and counselling (PEC), family counselling and transportation fees. End-of-treatment outcomes were assessed for each model.
RESULTS
Treatment success rates among drug-susceptible TB (DS-TB) were good overall: 91.1% for SAT, 81.4% for family-supported treatment and 77% for DOT patients. SAT was strongly associated with favourable outcomes (OR 5.7, 95% CI 1.7–19.3), as were PEC sessions (OR 4.3, 95% CI 2.5–7.2).
CONCLUSION
By considering risk factors when determining their treatment delivery model, strong outcomes were seen in all three groups. Multiple modes of treatment administration, tailored to individuals’ needs and risk factors, is a feasible, effective, patient-centred care model for hard-to-reach, resource-limited settings.
Journal Article > ResearchFull Text
Public Health Action. 21 June 2023; Volume 13 (Issue 2); 43-49.; DOI:10.5588/pha.22.0041
Iyer AS, Ndlovu Z, Sharma J, Mansoor H, Bharati M, et al.
Public Health Action. 21 June 2023; Volume 13 (Issue 2); 43-49.; DOI:10.5588/pha.22.0041
English
Français
BACKGROUND
Phenotypic drug susceptibility testing (pDST) for Mycobacterium tuberculosis can take up to 8 weeks, while conventional molecular tests identify a limited set of resistance mutations. Targeted next-generation sequencing (tNGS) offers rapid results for predicting comprehensive drug resistance, and this study sought to explore its operational feasibility within a public health laboratory in Mumbai, India.
METHODS
Pulmonary samples from consenting patients testing Xpert MTB-positive were tested for drug resistance by conventional methods and using tNGS. Laboratory operational and logistical implementation experiences from study team members are shared below.
RESULTS
Of the total number of patients tested, 70% (113/161) had no history of previous TB or treatment; however, 88.2% (n = 142) had rifampicin-resistant/multidrug-resistant TB (RR/MDR-TB). There was a high concordance between resistance predictions of tNGS and pDST for most drugs, with tNGS more accurately identifying resistance overall. tNGS was integrated and adapted into the laboratory workflow; however, batching samples caused significantly longer result turnaround time, fastest at 24 days. Manual DNA extraction caused inefficiencies; thus protocol optimisations were performed. Technical expertise was required for analysis of uncharacterised mutations and interpretation of report templates. tNGS cost per sample was US$230, while for pDST this was US$119.
CONCLUSIONS
Implementation of tNGS is feasible in reference laboratories. It can rapidly identify drug resistance and should be considered as a potential alternative to pDST.
Phenotypic drug susceptibility testing (pDST) for Mycobacterium tuberculosis can take up to 8 weeks, while conventional molecular tests identify a limited set of resistance mutations. Targeted next-generation sequencing (tNGS) offers rapid results for predicting comprehensive drug resistance, and this study sought to explore its operational feasibility within a public health laboratory in Mumbai, India.
METHODS
Pulmonary samples from consenting patients testing Xpert MTB-positive were tested for drug resistance by conventional methods and using tNGS. Laboratory operational and logistical implementation experiences from study team members are shared below.
RESULTS
Of the total number of patients tested, 70% (113/161) had no history of previous TB or treatment; however, 88.2% (n = 142) had rifampicin-resistant/multidrug-resistant TB (RR/MDR-TB). There was a high concordance between resistance predictions of tNGS and pDST for most drugs, with tNGS more accurately identifying resistance overall. tNGS was integrated and adapted into the laboratory workflow; however, batching samples caused significantly longer result turnaround time, fastest at 24 days. Manual DNA extraction caused inefficiencies; thus protocol optimisations were performed. Technical expertise was required for analysis of uncharacterised mutations and interpretation of report templates. tNGS cost per sample was US$230, while for pDST this was US$119.
CONCLUSIONS
Implementation of tNGS is feasible in reference laboratories. It can rapidly identify drug resistance and should be considered as a potential alternative to pDST.